Les partenaires d’Haïti promettent 324 millions de dollars
La conférence des donateurs d’Haïti s’est achevée mardi à Washington sur une promesse de la communauté internationale d’accorder une enveloppe de 324 millions de dollars au pays afin de l’aider à se remettre du passage dévastateur de plusieurs cyclones en 2008, a annoncé la Banque interaméricaine de développement (BID), principale organisatrice de l’événement.
Le gouvernement Préval/Pierre-Louis était officiellement parti à la recherche de 125 millions de dollars.
Selon les conclusions de la conférence qui était placée sous la présidence conjointe de la Première ministre Michèle Pierre-Louis et du numéro un de la BID, Luis Alberto Moreno, l’assistance financière prévue sera consacrée au plan de reconstruction d’Haïti proposé par l’administration Préval pour les deux prochaines années.
Visant en priorité la création de 150.000 emplois à travers des investissements dans le domaine des infrastructures et de la sous-traitance, ce programme devrait aussi permettre de réduire la vulnérabilité du pays aux catastrophes naturelles, revitaliser l’économie, maintenir l’accès aux services de base et consolider un cadre macroéconomique stable.
Les partenaires d’Haïti réunis dans la capitale fédérale américaine ont aussi émis l’espoir de voir les agences multilatérales annuler cette année même un milliard de dollars de la dette externe du pays.
Dans son intervention, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, attendue jeudi à Port-au-Prince, a annoncé que les Etats-Unis vont octroyer 57 millions de dollars à Haïti. Cette assistance portera sur le financement de lutte contre le trafic de drogue (2 millions), la reconstruction des infrastructures (20 millions), l’allègement de la dette (20 millions) et des programmes alimentaires (15 millions).
"Haïti se trouve à un moment très important, et même critique", a pour sa part estimé le chef du gouvernement, Michèle Pierre-Louis disant accepter avec "douleur" le paradoxe selon lequel "le pays ne pouvait se libérer de sa dépendance par rapport à l’assistance externe s’il veut atteindre les objectifs fixés en matière de développement et de lutte contre la pauvreté".
Pour cette énième conférence économique sur Haïti - la septième d’une série initiée en 2004- une vingtaine d’Etats et d’institutions multilatérales étaient réunies au siège de la BID à Washington. Parmi les participants, on notait la présence du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, de l’ancien Président américain Bill Clinton, du président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick et du directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), Dominique Strauss-Khan. spp/Radio Kiskeya




del.icio.us
Digg
Postez votre commentaire