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Décès du colonel Léonce Qualo

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L’ancien colonel des Forces Armées d’Haïti, Léonce Qualo, 55 ans, est décédé tôt samedi dans sa résidence à Péguy-Ville, un quartier de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), des suites d’un cancer du pancréas, a appris Radio Kiskeya de sources proches de sa famille.

Depuis environ deux ans, il se savait malade. Mais, il continuait à mener ses activités jusqu’à tout récemment avant une brutale dégradation de son état de santé.

Qualo était issu de la promotion 1971-1973 de l’académie militaire d’Haïti dont faisait partie notamment l’ex-général Raoul Cédras, homme fort d’Haïti de 1991 à 1994 après un sanglant coup d’état (30 septembre 1991) qui avait renversé le très populaire Président légitime d’alors, Jean-Bertrand Aristide.

Cette promotion, qui marqua la réouverture de l’académie fermée sous le dictateur François Duvalier, comptait également dans ses rangs trois autres officiers disparus au cours de ces trois dernières années, le colonel Guy François, ex-commandant du bataillon tactique des Casernes Dessalines, assassiné à Pétion-Ville en septembre 2006, le colonel Georges Valcin, ancien chef de la police de Port-au-Prince, décédé en octobre 2008 des suites d’une intervention chirurgicale et l’ex-général de brigade Philippe Biamby, fer de lance du régime putschiste de 1991, emporté en décembre 2008 par un cancer du pancréas au Panama où il vivait en exil en compagnie de Cédras.

En avril 1989, avec ses frères d’armes Himler Rébu, Philippe Biamby et Guy François, Léonce Qualo échoua dans une tentative de coup d’état contre le général-Président Prosper Avril. Avec les deux premiers, il connut la prison aux Etats-Unis, puis l’exil au Venezuela.

Divorcé, l’ex-officier des FAd’H laisse notamment derrière lui sa mère et trois enfants, deux fils, Raphaël et Lorenzo et une fille, Sarah.

Exilé pendant trois ans à Washington et ramené au pouvoir en 1994 par une force d’occupation multinationale placée sous commandement américain, le Président Aristide devait dissoudre quelques mois plus tard l’institution militaire dont le rétablissement continue à alimenter aujourd’hui des débats passionnés à travers le pays. spp/Radio Kiskeya

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