Haiti Actualites - Haiti News - Nouvelles d'Haiti: En quête d'un consensus ! En quête d'un consensus ! ================================================================================ Le Nouvelliste on 02/07/2009 10:56:00 Les étudiants de la faculté de médecine et de pharmacie (FMP) ne veulent pas avaler la décision du décanat de la faculté et du conseil des chefs de département, à travers une note, de libérer les enseignants de leurs engagements académiques. Réunis en assemblée extraordinaire le mardi 30 juin, les contestataires écrivent audit décanat pour solliciter une rencontre le vendredi 3 juillet en vue de trouver un consensus sur la crise.Rassemblés en grand nombre le mardi 30 juin à l'auditorium de la FMP, les étudiants ont exprimé leur mécontentement face à la décision du décanat et du conseil des chefs de département de libérer les enseignants de leurs engagements académiques. Ils fustigent le comportement des dirigeants de l'institution qui n'ont jamais voulu les rencontrer afin de trouver une issue à la crise et décident de prendre une telle décision. « Etant donné que le décanat entame depuis plusieurs semaines une campagne de diffamation faisant croire que nous avons refusé toute rencontre sur la crise, nous lui écrivons à nouveau afin que la lumière soit faite sur cette question pour sortir la faculté de la crise », indique Bénêche Martial, étudiant en 5e année à la faculté. « Du 27 avril à nos jours, nous avons écrit plusieurs lettres au décanat, aux professeurs ainsi qu'au rectorat de l'Université pour solliciter des débats sur la crise, affirment des étudiants. Ils ont toujours refusé cette voie. En choisissant d'hypothéquer l'année académique, les étudiants ne seront pas les seuls à être victimes. Il ne va pas y avoir de concours d'admission pour une nouvelle promotion. D'autant plus, l'internat de l'HUEH en payera aussi les frais », avancent les protestataires en fustigeant le comportement des dirigeants de l'institution. Optimistes pourtant, ces étudiants disent n'avoir pas en tête qu'ils vont perdre l'année académique, malgré la note conjointe du décanat et du conseil des chefs de département qu'ils considèrent comme un « tract », du fait qu'elle est non datée et non scellée par le décanat. « Le décanat dans sa note mentionne avoir organisé une réunion à l'extraordinaire. Cela devrait être rendue publique bien avant de prendre une quelconque décision », estiment les étudiants au cours d'une conférence de presse mercredi, soulignant que le flambeau de la mobilisation est loin d'être éteint. « Comment devons-nous perdre ainsi l'année académique ?, s'interrogent des étudiants retrouvés sur la cour de la FMP. Nous avons déjà subi les tests de la première session, et en ce qui a trait à la deuxième qui comporte 14 semaines, nous avons eu le temps de travailler pendant six semaines, il ne nous reste à combler que huit. Quand la faculté rouvre ses portes avec des solutions durables, nous allons continuer de suivre les cours afin de permettre à des prochains postulants de prendre leur chance et d'éviter tous les autres dommages collatéraux », expliquent-ils. Et qu'en est-il des professeurs ? Selon Bénêche Martial, certains professeurs ont montré leur bonne volonté de sacrifier leurs vacances afin de sauver l'année. Ils ont même promis, dit-il, de convaincre d'autres professeurs de continuer à dispenser les cours, reconnaissant que les tous les problèmes soulevés, en ce qui concerne la bonne marche de la FMP, sont réels. « Le décanat prend ses vacances, mais nous lui rappelons qu'à son retour, les problèmes continueront d'exister, font remarquer un groupe de protestataires. S'il avait de la vision, il chercherait d'abord à trouver une issue à la crise avant de tenter de fuir les diverses revendications », expriment-ils. Dénonçant incessamment le comportement du décanat qui leur donne des vacances, les étudiants indiquent que le débat du vendredi 3 juillet sera une occasion pour prouver le manque de vision et l'irresponsabilité des dirigeants. Ce sera aussi, soulignent-ils, l'occasion pour le décanat de prendre une position de sagesse au profit du sauvetage de l'institution. « Nous voulons des dirigeants responsables qui sont prêts à résoudre les problèmes des dirigés », tempêtent-ils. De toute façon, il faut attendre le débat du vendredi 3 juillet en cours entre les étudiants et le décanat, au cas où ce dernier répondrait à l'invitation. Valéry DAUDIER daudiervalery@yahoo.fr